Les services publics comme la langue d’Esope, pour le meilleur ou pour le pire ? En réalité, aucun Etat ne se passe de services publics dans de nombreux domaines, bien au-delà de ce qu’il est convenu d’appeler les fonctions régaliennes, qu’il s’agisse par exemple d’aides sociales ou de recherches de grande ampleur. Mais la bureaucratie comme les impôts qui financent les services publics sont redoutés et l’on a vite fait de considérer les administrations publiques comme coûteuses et inefficaces, même lorsqu’on a intensément besoin d’elles. De surcroît, les services publics  sont des produits de l’histoire ; même lorsqu’il leur faut évoluer, la vitesse acquise, certains  droits acquis de même, les organismes constitués souvent à partir de compromis plus que de construction théorique rendent les adaptations difficiles à mettre en œuvre.

De surcroît, la vague de pensée libérale qui a envahi la fin du 20è siècle avant de s’épuiser avec la crise de 2008 a fait douter de la nécessité des services publics et entretenu un climat de méfiance, pas encore dissipé, envers leurs agents.

Il faut aujourd’hui revenir aux réalités, lutter contre trop de fantasmes médiatiques, rechercher aussi sérieusement que possible les faits et les données, y compris dans les facettes parfois d’apparence contradictoire qu’ils font apparaître. C’est ce à quoi veut s’employer l’association Services publics et c’est l’objet de ce site que d’y contribuer. Pour y parvenir, elle espère que de nombreux adhérents viendront la renforcer et que les lecteurs du site apporteront également leur pierre avec leurs commentaires.